Biographie
Enfance et jeunesse
Le père d'Hô Chi Minh était mandarin dans l'administration du protectorat de l'Annam. Selon les historiens vietnamiens communistes et les archives coloniales françaises, il fut dégradé de sa fonction par le nouveau pouvoir colonial, il sombra progressivement dans une dépression teintée d'alcoolisme. La déchéance de son père suite à cette injustice coloniale, a très fortement marqué le
jeune Hô Chi Minh.
Il fait d'abord ses études à Huế, à l'école « Quoc Hoc » (littéralement « école nationale » en vietnamien) fondée par le père de Ngô Dinh Diêm.
Sa vie en Occident
Il poursuit ses études à Londres entre 1914 et 1919 puis en France en 1921. Il développe des photos pour subvenir à ses besoins.
De lignée familiale nationaliste comme Phan Châu Trinh et Phan Boi Chau, il est déçu par le Traité de Versailles (1919) qui n'applique pas le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes aux colonies.
Son adhésion au communisme
Dès 1960, Hô Chi Minh et les siens soutiennent la création du Front national pour la libération du Viêt Nam – FNL – bientôt surnommé Viêt Công [2] par les Américains et les Sud-Vietnamiens. Le FNL est approvisionné en hommes, en armes et en matériel par la République Démocratique du Viêt Nam du Nord durant la Guerre du Viêt Nam [3].
Son décès
Le mausolée de Hồ Chí Minh à HanoïHô Chi Minh meurt le 2 septembre 1969 alors que le conflit fait toujours rage au Viêt Nam. Sa mort est officiellement annoncée comme ayant eu lieu le 3 septembre pour ne pas ternir la fête nationale de l'indépendance du 2 septembre.
Hô Chi Minh voulait que ses cendres soient répandues au-dessus du pays, du nord au sud, et ne tenait absolument pas à être embaumé comme Lénine. Pourtant, ses héritiers vont décider de l'embaumer en attendant la réunification afin de ne pas léser les Sud-Viêtnamiens lors de la dispersion des cendres. Ceci n'ayant jamais été fait, sa momie repose toujours au mausolée de Hanoï sur la Place Ba Dinh.
Figure tutélaire du patriotisme vietnamien, connu sous le nom « affectueux » d'Oncle Hô – Bác Hồ, son nom sera utilisé après la réunification pour rebaptiser la capitale du Sud Viêt Nam. Ainsi, Saïgon devient Hô Chi Minh Ville – Thanh Pho Hô Chi Minh – suivant une décision de 1945 du premier gouvernement de la Jeune République Démocratique du Viêt Nam.
Œuvres
En juin 1919, il publie un manifeste sur les « Revendications du peuple annamite ».
Après l'échec des négociations avec Jean Sainteny, il mène le Viêt-minh jusqu'à la victoire contre les Français : le 7 mai 1954. À la bataille de Diên Biên Phu pendant la Guerre d'Indochine [1], le Viêt Minh obtient la reddition du camp retranché français.